Comme lors de la première édition, l'un des espaces les plus courrus du Salon Livres d'Afrique a été celui réservé aux maisons d'édition.
Les stands des maisons d'édition dans le hall Ségur, de 10h30 à 18h
Pour cette seconde édition, le Salon a accueilli plus d'une trentaine de maisons d'édition. Parmi elles, nous avons retrouvé des maisons « fidèles », déjà présentes lors de la première édition du Salon : Présence Africaine, Ménaibuc, Ndzé, Sépia, Cauris . Mais beaucoup d'autres maisons ont découvert l'existence du Salon en 2006 et ont tenu à y participer. Ainsi, les visiteurs ont pu découvrir cette année les publications des éditions Grandvaux , Cultures Croisées , des Nouvelles éditions ivoiriennes, ou des éditions de l'UNESCO, mais aussi les ouvrages publiés par des maisons beaucoup plus spécialisées comme ceux du CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde). Certaines maisons avaient même décidé de faire le déplacement pour ne présenter qu'un seul auteur. Le Marchand de Tyr a ainsi proposé deux ouvrages de son auteur Christian Mambou, et les éditions Privé sont venues faire la promotion d'un roman remarqué de la rentrée : Négresse de Fatou Biramah et Sophie Blandinières.
Suite à cette journée, un questionnaire de satisfaction a été envoyé à chaque exposant. Il en ressort essentiellement des critiques positives. Tous ont apprécié l'organisation, ainsi que la jeunesse et l'enthousiasme de l'équipe de Livres d'Afrique. La plupart a été pleinement satisfait par le matériel et les stands qui avaient été mis à leur disposition. Chaque maison disposait d'un stand de 6 à 12m² suivant le nombre de publications qu'elle présentait.
Les maisons d'édition présentes ont également été très agréablement surpris par le public, venu nombreux pour visiter, discuter, échanger et acheter.
Seul bémol : les visiteurs se sont certes déplacés massivement, mais surtout en fin d'après midi. Malheureusement, les maisons d'édition ont dû commencer à ranger leur stand au moment où l'affluence était la plus élevée. Les maisons ont donc regretté que ce Salon ne dure au final qu'une journée. L'idéal, selon elles, serait que ce Salon soit organisé sur deux jours.
Le stand de la librairie dans le hall Miro I, de 10h30 à 18h
Le hall Miro I était réservé à la librairie L 'Harmattan , chargée de présenter un large panel de la littérature africaine.
Comme l'année précédente, beaucoup d'ouvrages de littérature générale (romans, essais) étaient présentés. Un espace était d'ailleurs réservé à la maison d'édition de L'Harmattan, mais aussi à la collection Continents Noirs de chez Gallimard , dont plusieurs auteurs étaient présents.
Pour cette seconde édition, L'Harmattan avait également décidé de mettre à l'honneur la littérature jeunesse et la littérature technique afin d'offrir un panel très large de ce que propose l'Afrique en matière de livres.
Au final, L'Harmattan a proposé plus de deux mille titres et cet espace constitue une des grandes réussites du Salon au vu des ventes et de l'affluence du public tout au long de la journée .
Les stands des médias et l'espace dédicace dans le hall des Pas perdus, de 10h30 à 18h
Dans le grand Hall des Pas perdus, qui accueillait également des cafés littéraires, le public a pu visiter des stands réservés aux médias, en particulier à des sites internet comme Ananzie , Afrikara ou Grioo . Cette présence a permis à ces médias, au-delà de l'interactivité en ligne, de pouvoir rencontrer leur public et d'échanger avec leurs internautes. Par ailleurs, un espace dédicace avait également été aménagé, afin de permettre aux auteurs venus présenter leurs ouvrages sans leur maison d'édition, de communier avec le public. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir des auteurs tels que Gisèle Brachet, Olivier Bounkoulou ou Jean Aimé Dibakana.
Les stands des associations dans le hall Miro IV, de 10h30 à 18h
Le hall Miro IV était cette année réservé à des associations, qui, par leur action, cherchent à promouvoir la littérature africaine. Les visiteurs ont pu y rencontrer l' AILF (Association internationale des libraires francophones), mais aussi Afrique connection , les Bibliothèques de la ville de Paris, Afrique Tandem ou encore Diaspora africaine .
A la fin de cette journée, tous les exposants nous ont exprimé leurs plus vifs remerciements et leur espoir que ce Salon se reproduise dans les années à venir. Tous pensaient qu'une seule journée par an était définitivement trop courte pour venir à la rencontre de la littérature africaine et découvrir la diversité littéraire de ce continent.
Afin d'améliorer l'espace d'exposition dédié aux maisons d'édition, aux auteurs, et aux associations, nous pensons qu'il faudrait parvenir à établir, plusieurs semaines à l'avance, en collaboration avec toutes les maisons d'édition participantes, un programme précis des dédicaces et des auteurs présents. Par ailleurs, pour que le public puisse prendre le temps d'entrer dans l'univers littéraire africain, il serait judicieux de proposer d'une part, des lectures par les auteurs et, d'autre part, une salle calme, où chacun pourrait venir lire quelques minutes ou quelques heures…
![]() |