Livres d'Afrique

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Impressions du public

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Au nombre des impératifs que s'est fixée l'Equipe d'organisation du Salon Livres d'Afrique, la qualité et la beauté de la manifestation sont deux préoccupations majeures. Elles se justifient par notre volonté de faire tomber le cliché d'une Afrique incapable d'organiser des manifestations dignes de la beauté de ce continent mais aussi de notre volonté d'inscrire le Salon dans une dynamique ascendante année après année. Nous avons, pour atteindre cet objectif, effectué un sondage auprès du public présent le 28 octobre 2006 au sein du siège de l'Unesco.

L'équipe de l'association Livres d'Afrique s'était fixé un objectif cette année : faire de l'édition 2006 un événement qui attirerait non seulement un public africain, mais aussi et surtout un public non–africain, afin de diffuser de la manière la plus large possible le rayonnement de la littérature africaine. Le pari a été remporté, puisque le public est équilibré entre personnes non originaires d'Afrique et personnes d'autres origines (Europe, Amérique, Asie).

En ce qui concerne le lieu de résidence, la majorité des répondants (76%) résidaient à Paris, 10% résidaient en province, 10% avaient un lieu de résidence « Autres » et seulement 1% de résidents provenaient d'Afrique. Le public était donc essentiellement parisien mais on peut se réjouir de la présence de nombreuses personnes ayant fait le déplacement depuis l'Europe voire d'encore plus loin (Afrique).

L'édition 2005 du Salon a été placé sous le signe de la Femme dans la littérature africaine. Au cours de l'édition 2006, les femmes ont confirmé qu'elles étaient l'avenir du continent et de sa littérature dans la mesure où elles constituaient 61% du public.

La répartition par âge, quant à elle, a permis d'établir que les personnes ayant entre 26 et 40 ans étaient largement représentées (41%). Venaient ensuite les 18-25 ans (27%). Une faible proportion du public (1%) avait moins de 17 ans. Les adultes et jeunes adultes ont donc été nombreux au salon, même si cela a moins été le cas des adolescents. La répartition des âges est toutefois équilibrée, si l'on tient compte des largeurs inégales des tranches d'âge.

Petit bémol dans le déroulement du salon : 59% du public n'a assisté à aucune conférence, et 77% à aucun café littéraire… Par ailleurs, il faut noter que les thèmes ont parfois été jugés ardus par une frange du public qui aurait préféré des conférences d'initiation à la littérature africaine. Cela dit, il faut tout de même souligner que 38% du public a assisté à au moins une conférence, et qu'une préférence nette pour les thèmes économiques et sociaux a été mise en évidence. Par ailleurs, des efforts dans la préparation des conférences par les intervenants devraient contribuer à une meilleure qualité de celles-ci. Ces différents éléments seront pris en compte pour les prochaines éditions.

Pour notre grand plaisir, concernant le prix d'entrée d'une prochaine édition, 59% du public a été favorable à un prix fixé à 5 euros. Une entrée à 10 euros et 20 euros ont également été considérés comme corrects par respectivement 21% et 15% du public. Seulement 1% du public a été favorable pour une entrée à 25 euros. Une moyenne de tous ces chiffres permet donc de dégager un prix moyen de 8,5 euros, que le public serait prêt à payer à l'avenir. Ces informations sont des éléments très encourageants pour notre équipe, car nous constatons à travers ces réponses que le soutien du public et son intérêt pour le salon sont importants. L'Equipe pense avoir réussi à constituer un public fidèle qui compte répondre présent aux prochaines éditions, sans que le caractère payant du salon ne constitue un obstacle.

Il est également important de souligner que, pour 9% du public, il s'agissait d'une première participation à une manifestation culturelle africaine. L'équipe est donc fière d'avoir été à l'origine du premier événement consacré à l'Afrique pour une partie du public. Ils étaient toutefois peu nombreux à ne pas connaître la littérature africaine (seulement 12% d'entre eux ne connaissait qu'entre 0 et 2 auteurs africains).

Les ventes ont, par ailleurs, été excellentes dans la mesure où plus d'un visiteur sur deux (57% du public) a acheté au moins un livre durant le salon.

Enfin, concernant les espaces, 65% du public a beaucoup apprécié l'espace Conteurs (certains nous ont même confié être venus spécialement au salon pour les écouter, tellement leur succès lors de l'édition précédente a été grand). L'atelier d'initiation à la bande dessinée a été apprécié par 38% des personnes qui ont eu connaissance de cet atelier.

Pour conclure, nous pouvons dire que, parmi les points forts du salon, la grande diversité culturelle du public est un élément indéniable de son succès. Le salon n'a pas été un événement « africo-africain », mais bien au contraire un événement qui a su mêler les origines et les cultures, et dont l'intérêt de tous s'est traduit par une quantité non négligeable de livres achetés. La grande variété du public en termes d'âge en fait également sa richesse et démontre que le salon a su s'adapter à plusieurs générations. D'autre part, la publicité du salon a été efficace, puisque nous avons réussi à attirer un public qui, pour la première fois, assistait à un événement africain.

 

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